CAISSE… QU’EST-CE ?

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Il n’aura échappé à personne dans notre monde de l’expertise comptable qu’une emprise de plus en plus forte nous étreint (à croire qu’on nous aime !) chaque jour davantage.

Des exemples ?

2014 : ouverture en grande pompe du ………FEC

2015 : le 29 décembre pour être précis, la loi de finance dans son article 88 nous parle des caisses enregistreuses

2016 : baisse du montant maximum à payer en espèces

2016 : Bulletin Officiel des Finances Publiques relatif à la loi sur les

caisses enregistreuses (entre autres) BOI-TVA-DECLA-30-10-30-20160803

En ces temps où les mandats (de toute sorte) sont très prisés et où tout le monde parle de simplification, enfin quelque chose de simple.

L’impulsion, hautement patriotique, venue de Bercy, va enfin nous simplifier la vie.

Ou nos clients commerçants vont nous transmettre des données claires et exhaustives de leur caisse, ou nous n’aurons plus de caisse à comptabiliser……faute de combattants.

Notre code de déontologie nous impose, à juste titre, de faire respecter les lois et règlements.

Que voilà une occasion rêvée non seulement d’appliquer notre code déontologie (en fallait-il une ?) mais, en plus, d’allier ET déontologie ET numérique.

Merci qui ? Merci BERCY !

Laissons aux commentateurs, aux syndicats professionnels, aux « pour », aux « contre » voire aux polémistes le soin d’émettre leur avis, la loi est la loi, le règlement est le règlement…. Il nous faut l’appliquer ou le faire appliquer.

Les prochaines échéances électorales vont elles modifier le sens de l’histoire ? nul ne le sait, mais j’en doute fortement. Les caisses (celles de l’Etat) sont suffisamment vides pour ne pas les remplir par un moyen ou par un autre. D’autant plus que ce type de mesure ne peut que rallier la majorité des consommateurs par le civisme fiscal qu’elle contient.

Alors, faisons avec et profitons de cette incitation « forcée » pour engager une démarche forte dans nos cabinets, celle dont on nous parle sans cesse depuis deux ans, celle qui nous laisse perplexes voire sceptiques où l’on se demande par quel bout commencer.

Quelle est cette démarche : l’industrialisation de nos dossiers « TENUE ».

Ne soyons pas choqués par ce terme, si nous n’y arrivons pas, d’autres s’en chargeront !

Elle remet en cause non seulement nos méthodes et process mais, surtout, remet en cause nos habitudes, nos comportements, nous oblige à changer tant en interne que dans nos relations avec le client.

Et comme tout processus d’industrialisation, ce dernier comporte des phases en série et des phases en parallèle.

Concernant nos amis clients commerçants, la première des phases pour la tenue de la comptabilité est relative à la transmission des opérations de caisse, bien sûr.

Cette phase de collecte d’informations a toujours eu un côté « sportif » dans nos cabinets, non seulement sportif mais coûteux. Coûteux sur l’instant, car les informations transmises, parfois très lapidaires pouvaient être mal lues voire interprétées, coûteux à terme quand il convient comme on dit « de pointer la caisse » pour éviter tout solde créditeur, source de bien des ….ennuis.

Nous avons avec cette loi complétée du BO, l’opportunité :

– De jouer, une fois de plus, notre rôle de conseil auprès du client

Conseil, d’abord, dans l’information que nous allons diffuser, conseil, ensuite, dans les caractéristiques du logiciel de caisse à acquérir, conseil, enfin, dans les informations que pourra retirer le client de ce nouvel outil.

– D’intégrer de nouvelles méthodes de collecte

d’informations dans nos cabinets. En effet, veillons à ce que le logiciel de caisse puisse, par simple transfert de fichiers, nous transmettre de manière synthétique les informations dont nous avons besoin, à savoir :

1) La décomposition (par jour) de l’activité au cours du mois (articles, familles, taux de TVA etc…)

2) Les modalités d’encaissement aussi par jour

3) Solde fin de mois

– D’engager une véritable démarche globale dans le cabinet de la transition numérique. Ce sont par des changements simples, concrets ayant un réel impact sur le travail de nos collaborateurs que nous convaincrons, que vous serez convaincus.

Sauf avis contraire, un escalier se monte par les premières marches. Il en est de même dans de la transition numérique.

Pas d’objectifs trop ambitieux (ils viendront par la suite), mais des évolutions pratiques au bénéfice commun de nos collaborateurs et clients qui donneront l’envie d’aller audelà.

Cette nouvelle réglementation doit être un tremplin. Ce n’est pas prendre la transition numérique par le petit bout de la lorgnette, c’est faire preuve de pragmatisme à l’heure où, encore, trop de cabinets s’interrogent.

Un nouveau process dont l’efficacité est réelle qui réussit est la première marche de cet escalier qu’il nous faut gravir. Il y aura des paliers qui permettront de voir les progrès réalisés mais aussi d’autres marches qui nous attendent.